jueves, 31 de enero de 2008

Le Pérou


Le passage par la douane du Pérou est un peu pénible. Au-delà du passeport et des documents de la voiture, il fallait remplir un formulaire sur lequel 5 autorités différentes devaient y apposer leur tampon, sans que nous comprenions à quoi ça sert. Enfin, nous sommes encore loin de l’intégration et de la fraternité sud-américaines.
La première chose qui nous frappe un peu au Pérou, c’est la pauvreté de ses habitants et la saleté des routes.
Après avoir parcouru des déserts sans fin, nous arrivons au pied des Andes à Arequipa. Le centre historique de cette ville est d’une beauté exceptionnelle et dans les alentours le volcan Misti se détache parmi les pointes des Andes. La route classique du tourisme monte depuis Arequipa à Puno et de là à Cusco et Machu Pichu. Comme nous l’avions déjà fait, il y plus de 30 ans, nous nous conformons avec la beauté du centre-ville.
Notre prochain arrêt à Nazca nous fait vivre l’émotion d’observer les routes et les figures tracées par des anciennes cultures dans le désert, seulement observables depuis un avion. Nous partons donc de bonne heure avec un monomoteur pour faire l’impressionnant tour de ces dessins qui restent jusqu’aujourd’hui sans explications scientifiques.
À Lima, nous sommes surpris par la beauté et le luxe du centre historique qui malheureusement cohabite avec la pauvreté du peuple.
Nous continuons vers le nord et c’est toujours le désert en dehors des zones habitées. Fatigués de cette image extrêmement aride, nous décidons de pénétrer de nouveau dans les Andes. Ainsi nous montons à Huaraz, une ville andine à 3'100 m d’altitude, au pied du Huascarán de 6'768 m.s.n.m., la montagne la plus haute du Pérou. Le paysage est extraordinaire.
Au lendemain nous descendons le « Cañón del Pato » (Canyon du Canard), un ravin à vous couper le souffle. Le chemin est épouvantable, mais le paysage est unique. Une récente émission de la chaîne de TV « Discovery » a classé cette route de pierre à la deuxième place, parmi les cinq routes les plus difficiles au monde qu’il faut parcourir avant de mourir. Nous comprenons maintenant pourquoi nous avions mis 5 heures pour faire les 70 km centraux du ravin.
Le Pérou étant une boîte de surprises archéologiques, nous en trouvons encore deux beaux exemples au nord : la tombe de M. Sipan, trouvée il y a seulement une vingtaine d’années et considérée comme la découverte archéologique la plus importante des temps modernes et les ruines de la ville de Chan Chan, une culture Pré Inca de coutumes surprenantes.
A Piura, dernière ville du Pérou, nous goûtons encore une fois le fameux ceviche, le poisson cru cuit au jus de citron, avant de nous diriger vers la frontière de l’Équateur.

Le Chili

A l’ouest de Mendoza, nous pénétrons l’imposante chaîne des Andes. Juste avant la frontière chilienne, nous admirons l’Aconcagua, le massif le plus haut de l’Amérique qui nous offre, avec ses 6'959 m, un adieu remarquable de l’Argentine. Des sentiments de nostalgie nous envahissent, car maintenant nous allons nous éloigner sérieusement de chez nous.
Les démarches à la douane nous exigent beaucoup de patience. Il a fallu trois heures pour accomplir l’attente et toutes les formalités. Les douaniers chiliens nous ont même introduit un chien dans la voiture pour chercher de la drogue.
Après une traversée de vallées fleuries et cultivées, nous atteignons le grand océan du Pacifique. Nous nous installons pour quelques jours à Zapallar, un balnéaire fréquenté par la haute société chilienne, nous voyons les villas et leurs jardins où on trouve même des pistes réservées aux atterrissages des hélicoptères.
C’est notre première Noël que nous passons sans la compagnie de nos enfants et eux sans la nôtre. C’est un peu triste mais nous essayons d’avoir bonne mine. Le paysage au bord du Pacifique, les excellents fruits de mer et le bon vin blanc nous consolent un peu.
Un passage rapide par Santiago du Chili nous permet d’admirer les beautés d’une ville propre, moderne et dotée d’un climat doux. Le petit séjour nous donne l’occasion de faire vérifier la Land Rover, après les dures routes de la Patagonie, et heureusement elle se trouve en parfait état pour continuer le voyage.
Nous enfilons donc vers le nord, et à Guanaqueras, sur une belle plage, nous ouvrons pour la première fois, notre tente sur le toit. Â vrai dire le camping était de luxe, puisque on nous a même mis à disposition une salle de bain privée.
Au nord de la ville de La Serena, le vert disparaît rapidement et un désert impressionnant prend sa place. Seulement les rivières qui proviennent des Andes vers la mer apportent de temps à autre une petite pause dans cette immensité de sable, pierres et rochers.
Après Antofagasta, nous traversons le tropique du Capricorne et notre émotion monte en pensant que notre prochain parallèle important sera l’Equateur ! Ce jour nous avons de la difficulté à trouver du logement, pas d’hôtels, pas de camping et nous avançons, déjà de nuit, jusqu’à la ville de Tocopilla qui avait été touchée sérieusement par un tremblement de terre il y avait seulement 30 jours. Les parois de plusieurs maisons sont supportées par des poteaux de bois et dans notre modeste hôtel nous observons d’énormes fissures dans les parois. Avant de nous coucher, nous sommes surpris par un éclat aigu, comme un coup de feu, mais c’était un court tremblement de terre qui nous souhaite une bonne nuit !!!
En nous approchant d’Iquique, déjà bien au nord du Chili, nous nous rendons compte que les ombres, peu à peu, visent sur le nord. Après quelques réflexions, nous comprenons que, ayant passé le tropique du Capricorne juste après le début de l’été, le soleil est donc resté derrière nous, au sud, et comme nous voyageons « plus vite que le soleil », nous aurons dorénavant l’astre toujours au sud.
Nous séjournons à Iquique pour passer la Fin de l’Année et Nouvel An, un peu en tristesse, sans nos enfants. Cette ville nous impressionne, car elle est logée en bas d’une falaise de 500 m, au bord de la mer, et derrière une monumentale dune de sable de 300 m de hauteur. Espérons qu’il n’y aura jamais une tempête de sable, car la ville risque de se trouver sous la dune.
Le 3 janvier nous passons Arica, la ville la plus nordique du Chili et nous nous approchons de la frontière péruvienne.

miércoles, 30 de enero de 2008

Ushuaia - Mendoza


Notre séjour à Ushuaia est plein d’émotions. Tout d’abord la ville nous reçoit avec une température de 3 degrés et il neige, malgré que nous nous trouvions à un mois du début de l’été austral. Le 21 novembre nous rejoignent nos amis Cuqui et André, venus en avion de Buenos Aires pour nous accompagner les prochains 10 jours. Le lendemain nous partions pour Lapataia, en dehors de Ushuaia, là où finit la RN 3 et les dernières collines des Andes tombent dans la mer du sud. Un panneau indique avec 17.848 km la distance, à vol d’oiseau, jusqu’à Alaska. Ici, c’est notre départ officiel.
Une promenade en bateau sur le canal de Beagle nous offre une belle faune marine et nous montre le phare extrême sud (22.11.)
Via Punta Arenas nous repassons au Chili pour admirer les extraordinaires pointes des Torres de Paine (27.11.). En franchissant à nouveau la frontière avec l’Argentine, nous prenons la célèbre RN 40 qui longe les Andes de sud au nord pendant plus de 5'000 km. El Calafate avec le glacier Perito Moreno et l’extraordinaire excursion sur le Lago Argentino où des centaines de blocs de glace, détachés des glaciers qui plongent dans le lac, flottent dans l’eau nous montrant un spectacle unique.
En arrivant à El Chaltén avec l’imposant Fitz Roy (1.12.), le vent dépasse les 100 km à l’heure, tout s’envole et nous avons failli perdre une porte du véhicule! N’ouvrez jamais deux portes à la fois, vous risquez de perdre votre équipage.
La solitude de la route 40 est impressionnante. Les pistes, ou plutôt les chemins de pierre nous bouffent les pneus, les distances sont énormes, mais la beauté de l’immensité du paysage en vaut l’effort.
D’autres points forts de ce trajet constituent :
4.12. La Grotte des Mains, ancienneté : 9000 ans)
10.12. Pêche des truites au Lago Futalaufquen; cette fois-ci, ça a marché !
11.12. Les fleurs du printemps
12.12. Le repos avec golf à Bariloche
Enfin, le 18 décembre, juste un mois depuis Ushuaia, nous arrivons à Mendoza où nous effectuons toute sorte de ravitaillement et soins, tant personnels que pour la voiture.
Nous voilà au dernier séjour en terre argentine. Le fait d’avoir réalisé « le détour » par Ushuaia nous a rapporté plus de 10'000 km sur le compteur, mais nous ne nous trouvions qu’à 1'000 km de Buenos Aires !

martes, 29 de enero de 2008

Buenos Aires - Ushuaia

Enfin le 1er novembre 2007 est arrivé et c’est avec beaucoup d’émotions que nous prenons congé de nos amis en partageant à midi « empanadas y vino ». Nous ne partons de notre domicile à Buenos Aires qu’à 17h43 avec 90'327 km sur le compteur de notre Land Rover. Le premier petit trajet nous éloigne seulement une centaine de km de Buenos Aires, à la petite ville de Monte. Ça me fait penser au prologue du Tour de France.
Le lendemain nous enfilons sérieusement vers le sud. Vers le sud ? Est-ce que nous ne voulions pas aller en Alaska qui se trouve au nord ? En fixant la route, nous avions décidé d’unir l’extrême sud avec l’extrême nord du double continent américain, et c’est pour cela que nous nous dirigions tout d’abord à Ushuaia, la ville la plus australe du monde. C’est ainsi que nous avions titré notre voyage : USHUAIA – FAIRBANKS.
Les jours suivants nous « descendons » la RN 3 qui longe la côte argentine sur l’Atlantique, où nous admirons l’exceptionnelle faune marine avec les points forts :
5.11. Presqu’île Valdez et ses baleines.
7.11. Estancia Bahía Bustamante
9.11. Ria Puerto Deseado
11.11. Puerto San Julián
(voir les photos respectives sur le blog en espagnol)

Le vent de la Patagonie est très fort (presque toujours de face), il fait froid, il pleut, il neige, mais nous nous réjouissons énormément de ces premiers jours dans l’immensité de la Patagonie. Il n’est donc pas question d’utiliser la tente sur le toit, et nous passons les nuits dans de confortables cabanes, équipées avec chauffage et cuisine où Vicky prépare des dîners délicieux !

Le 13 novembre, c’est l’anniversaire de Vicky et j’avais préparé un trajet spécial. Depuis la ville de Rio Gallegos, nous parcourons une piste de 120 km vers le sud-est afin d’arriver à la pointe continentale la plus australe de l’Argentine. À Punta Dungeness, latitude sud 52.23.39,1, longitude ouest 68.25.33,3, nous échangeons le baiser austral, enregistré sur notre GPS.

Via Punta Arenas (Chili), nous prenons le ferry pour nous rendre sur l’Ile de Terre de Feu. Le vent est encore plus fort; des moutons et des guanacos nous accompagnent sur les plaines solitaires de l’île. Dans le lac Fagnano, sous un froid de canard, nous tentons la pêche d’une truite, mais sans résultat.

Après 18 jours de voyage, depuis notre départ, et 4'913 km, nous atteignons la ville de Ushuaia, notre point………de départ !!

Les préparatifs

Un voyage en voiture de l’Argentine jusqu’en Alaska demande une préparation importante. Nous avons commencé un an avant la date de départ. Cette tâche a compris, entre autres :

· L’établissement de la route
· Le calcul approximatif des distances (env. 40 à 45'000 km)
· La durée du voyage, environ 8 à 9 mois
· La fixation de la date de départ, en tenant compte que nous devions arriver à Alaska pendant les mois d’été
· La préparation du véhicule : porte-bagages avec tente, 2 roues de secours supplémentaires, un deuxième réservoir de carburant nous permettant une autonomie d’environ 1'500 km, eau courante à bord, GPS, radio VHF, etc, etc.
· Assistance à des cours de premiers soins et d’astronomie, ce dernier seulement à titre d’intérêt personnel
· Examens médicaux, vaccins, médicaments pendant le voyage, préparation conditions physiques
· Voyages d’entraînement et d’essais du matériel installé, réalisés pendant 2006 et 2007 en Argentine, Chili, Bolivie, Brésil et Paraguay (voir parcours en pointillé sur carte ci-jointe)
· Multiples démarches auprès des autorités et des entités privées, tant pour ce que nous laissons chez nous pendant presque une année que pour ce dont nous en avons besoin pendant le voyage
· Inscriptions et drapeaux sur la voiture.
· etc, etc.

Ainsi le programme est né, et en résumé, nous avons fixé le départ pour le 1er novembre 2007 avec l’espoir d’arriver en Alaska en juin/juillet 2008.

Sur la carte ci-jointe, vous pouvez suivre le trajet (en noir) réalisé jusqu’à présent, quand nous nous trouvons en Equateur (avec un double-clic sur la carte, elle s'agrandira).
Mais commençons par le départ.

lunes, 28 de enero de 2008

Bienvenus à bord

À tous nos parents et amis de langue française, soyez les bienvenus à bord de notre Land Rover Discovery TD5 4x4 et accompagnez-nous sur notre exceptionnel voyage panaméricain depuis l’Argentine jusqu’en Alaska.

Il y a presque 40 ans, quand Vicky et moi nous étions plus jeunes et moins amoureux…, nous avons commencé nos voyages d’aventures en voiture en Argentine et dans les pays voisins, le Brésil, l’Uruguay, la Bolivie, le Chili et même le Pérou. Ces voyages nous ont fait former le rêve d’accomplir un jour, en voiture, la grande aventure panaméricaine entre l’Argentine et l'Alaska.

En attendant, nous nous sommes mariés, nous avons eu quatre enfants et nous avons travaillé 40 ans pour accomplir ce rêve.
Et nous voilà sur notre route
Prochainement le résumé du premier trajet : Buenos Aires-Ushuaia !